Aude Walker

Une île paradisiaque et une femme qui y vit le cauchemar du désamour, de la lucidité peu à peu retrouvée, de l’absurdité noyée dans l’habitude. Comme elle sait si magnifiquement le faire, @walkeraude raconte cette Plage noire par des petits bouts de galets soigneusement déposés sur notre chemin sans jamais nous indiquer la marche à suivre (même si elle nous donne envie de courir jusqu’à la fin). C’est beau, c’est noir, drôle et lumineux, solitaire et peuplé de personnages inoubliables (Tony, je pense à toi), de scènes microscopiques qui racontent tout, de nuance radicale. Bref c’est magnifique.

Je me souviens de la première fois que j’ai rencontré @walkeraude . Elle venait de prendre un poste de chef de rubrique chez Glamour et elle avait fait appel à moi pour un sujet certainement passionnant et sans aucun doute traité sous la forme d’un micro trottoir. Je suis arrivé dans les bureaux et elle etait là, une paire de béquilles posée à côté d’elle parce qu’elle avait marché sur un morceau de verre. On s’est dit bonjour et immédiatement on etait ami depuis des années et pour toujours. Elle a hérité juste apres du surnom de chief Walker ( piedpourri etant déjà pris ( coucou @modinus_favrus ). Depuis, c’était il y a quelque chose comme vingt ans, rien n’a changé. C’est toujours mon amie, je l’appelle toujours Chief.
Je me souviens qu’on a publié dans la même maison d’édition un récit court et que le sien était vachement mieux que le mien. Je me souviens que j’avais été impressionné parce qu’elle avait déjà publié un bouquin avant. Je me souviens que j’avais été impressionné parce qu’il était hyper bien. Puis elle a pris, je fais des ellipses hein, c’est pas sa page Wikipedia non plus, un poste avec en plus de responsabilités chez Stylist. Moi je me ruais sur ses éditos, petits moments d’orfèvrerie, et je lui disais, autour de burgers, qu’il ne faudrait pas qu’elle oublie d’écrire des romans. Comme je suis extrêmement influent, elle m’a écouté.
Je viens de finir son dernier opus en me disant : voilà c’est ca un roman. Une histoire tendue, âpre, sans concession. Des personnages perdus mais décidés, crédibles et extraordinaires. Une écriture qui te prend à la gorge sans t’agresser, maîtrisée mais jamais fabriquée. Et puis une construction bordel, une construction qui n’a rien à envier à un film de Fincher. Ça parle de desamour, de vengeance, de folie, de parentalité, d’adolescence et de Porquerolles.
Si je devais mettre une note, je dirai ChiefWalker sur vingt.

Avec « La Plage noire », @walkeraude ouvre un espace où la lumière ne protège plus de rien…
J’ai ouvert ce roman presque uniquement pour son titre, une promesse d’ombre sous la lumière, quelque chose d’à la fois minéral et inquiétant. Je savais, d’une manière instinctive, qu’il allait me plaire, sans pouvoir dire pourquoi.
Sur l’île de Porquerolles, Aude Walker installe un décor trompeur : la chaleur, les pins, les plages saturées. Et au cœur de cette lumière presque aveuglante, un couple qui vacille. Adèle et Julien ne se quittent pas vraiment, mais ne se retrouvent plus non plus. Ils s’observent, se contournent, s’évitent et dans ces interstices, quelque chose se fissure, lentement, irrémédiablement.
J’ai été fascinée par ces personnages, aussi dérangeants qu’attachants. Il y a chez eux une lucidité presque douloureuse, une fragilité qui affleure dans leurs maladresses, dans leurs silences, dans ce qu’ils n’osent plus dire. Leur noirceur n’est jamais gratuite : elle agit comme un révélateur. Comme si, en les regardant s’abîmer, se dessinait en creux une vérité plus vaste sur les relations humaines, sur ce qui use, ce qui abîme, ce qui reste malgré tout.
Le roman s’impose alors comme une lente déconstruction de l’amour, presque clinique. Une mécanique subtile et implacable où chaque geste semble chargé d’intention, où chaque mot peut devenir une arme douce. Les sentiments ne disparaissent pas brutalement : ils s’érodent, cèdent sous le poids de stratégies silencieuses, de calculs minuscules, parfois cruels. Et c’est précisément cette absence de concession qui donne au texte sa tension singulière.
Un huis clos à ciel ouvert, où l’amour se défait avec une intensité presque inquiétante, qui trouble par sa justesse autant qu’il dérange par ce qu’il met à nu. C’est une lecture qui ne cherche pas à consoler : elle observe, dissèque, expose.
Et c’est peut-être pour cela qu’elle reste. Longtemps. Comme une rumeur sourde sous la surface.
À lire ! Foi de Chevalier Libraire
En librairie @editionsstock
#roman #litterature #coupdecoeurduchevalier⚔️

En librairie aujourd’hui. N’ hésitez pas à passer pour vérifier qu’ il respire normalement (parce que moi, j’ inspire/expire dans un petit sac depuis ce matin). Merci à l’ équipe @editionsfayard @stephanie.polack 🍀🍀🍀

Le S sur Kessel! Go follow Gimme Mort, la fantastique newsletter du fabuleux @stephanedurand qui interroge notre rapport weirdo à la mort : https://gimme-mort.kesselmedia.fr @kesselfr. Merci pour la confiance ( et le reste)

Sortie en août 2022. Peur-froid-chaud-vertiges: mal dosée mais contente!@editionsfayard @stephanie.polack

Sortie en août 2022. Peur-froid-chaud-vertiges: mal dosée mais contente!@editionsfayard @stephanie.polack
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